Laure Philippot offre une sortie par la grande porte à Galen V !
A 18 ans, Galen V a disputé à Munich ses cinquième derniers championnats du monde aux guides de Laure Philippot en terminant à une belle onzième place finale après avoir décroché un premier podium en dressage, leur discipline de prédilection. Après une 7ème place en 2020 et une sixième place en 2022, le duo (on devrait même parler de trio puisqu’ils sont toujours accompagnés de Jean Sarlet, maréchal ferrant bien connu et mari de Laure, sur la voiture) sort par la grande porte après onze années de haut niveau !

« Je suis très heureuse de mes championnats. En partant, je savais que ce seraient nos derniers championnats ensemble. C’est très difficile pour moi car c’est lui qui m’a permis de disputer mes plus belles épreuves. Avant lui, j’ai eu plusieurs chevaux qui m’ont fait rêver, qui montraient un énorme potentiel mais qui n’ont jamais performé. A un moment, je me suis dit qu’il était temps d’arrêter et de tout vendre … puis mon mari m’a demandé d’aller voir un cheval avec lui, c’était Galen… mais je pense que j’étais tellement déçue que ça ne m’intéressait plus et j’ai dit à Jean qu’on n’allait pas le prendre … du coup, il m’a répondu « Ok, je vais quand même l’acheter et si il ne te convient pas, je le garderai pour aller me promener ! » … Finalement, nous avons découvert un incroyable battant qui pouvait toujours aller au feu. Son seul défaut, c’est qu’il peut voir des pokémons apparaitre à tout moment. Cela nous a joué des tours notamment en championnat du monde où il a eu peur d’un cameraman alors que cette année-là, nous avions gagnés tous les dressages auxquels nous avions participés. Il n’y a rien à faire, le décor d’un championnat du monde est toujours différent de ce que nous rencontrons dans un concours normal avec des écrans géants, des cameramans… etc. Cette année, je tenais vraiment à profiter de ces championnats. Je savais que c’étaient mes derniers avec lui et je tenais donc vraiment à en profiter. Les championnats précédents, j’avais vraiment à cœur de faire le meilleur résultat possible. Ici, même lors de notre dressage, j’ai préféré assurer plusieurs figures plutôt que de prendre le risque de commettre une faute en tant d’avoir la meilleure note partout et au final, nous nous offrons un premier podium en championnat du monde. C’est notre discipline de prédilection mais en championnat du monde, il y avait comme une malédiction alors qu’en compétition international, nous avons toujours été sur le podium pour cette discipline. Lors des derniers championnats, il a passé la langue au-dessus du mors au début de la reprise et cela avait été un véritable supplice. Ce podium, c’était un peu une surprise surtout que le tirage au sort ne nous avait pas avantagé puisque nous partions à la fin du premier jour et qu’il restait encore toute une journée de dressage après nous !

Pour moi, après ce podium, nos championnats étaient de toute façon réussis. Néanmoins, j’ai voulu restée concentrée tout en continuant à me dire que c’était mes derniers championnats, que j’avais un cheval qui savait faire et qu’il fallait vraiment que j’en profite. Le marathon n’est vraiment pas ma discipline de prédilection et ce marathon à Munich proposait énormément de dénivelés dans les obstacles. Ce championnat était sans doute le plus relevé des cinq que j’ai mené avec tous les meilleurs meneurs mondiaux et la présence de 87 concurrents dont vingt nations. C’était une épreuve très physique pour les chevaux et très technique pour les meneurs mais par contre, c’était très bien tracé car cela offrait de nombreuses options aux meneurs qui pouvaient ainsi vraiment faire en fonction de leurs chevaux. J’étais très contente de notre marathon. Nous n’avons commis qu’une seule erreur. Dans un obstacle, on passait trois fois au même endroit. Les deux premières nous tournions à gauche … et la troisième, nous étions censés prendre à droite mais lorsque Galen a reconnu l’endroit, il a anticipé et tourné lui-même à gauche. Nous avons dû faire une boucle supplémentaire, ce qui nous fait perdre du temps. Après cette seconde épreuve, nous avons reculé à la 7ème place qui au final était plus confortable au niveau du stress avant d’aborder la maniabilité. Cela restait extrêmement serré car nous n’étions qu’à 20 secondes de la tête. Tout était très serré entre les 20 premiers ! Malheureusement lors de cette maniabilité, nous faisons une balle dont nous ne nous étions même pas aperçus et quelques secondes de temps, ce qui nous fait finalement reculer à la onzième place finale. Je reste très heureuse. Contrairement à d’autres championnats, je ne rentre pas avec un goût amer. Ici, mon cheval a vraiment été trois jours avec moi et c’est un sentiment magnifique que rien ne remplacera. On peut toujours se dire qu’à quelques détails près, les choses pouvaient être différentes mais je suis vraiment heureuse d’achever le haut niveau avec lui de la sorte.

Galen ne va pas prendre sa retraite sportive pour autant car nous avons, lui comme moi, envie de continuer à nous amuser. Il est dans une forme incroyable alors je ne m’imagine pas lui enlever ses fers et le mettre uniquement au pré. Il vient de profiter d’une semaine au pré et au marcheur comme après chaque concours international. Il va reprendre désormais gentiment l’entrainement mais il ne sera plus question d’entrainement intensif mais juste pour le maintenir en condition. Nous participerons sans doute encore à quelques dressages et maniabilités dans le futur.

Pour ma part, je ne sais pas encore ce que je vais faire. J’ai actuellement un autre cheval que je prépare actuellement mais l’année a été compliquée car il a eu de gros ennuis de santé qui ont failli lui coûter la vie. Intrinsèquement, Saladin a de plus grandes qualités que Galen mais il faudra voir si il sera aussi guerrier que lui ! Arriver au haut niveau est compliqué mais s’y maintenir l’est encore plus. C’est usant et fatigant. Actuellement, je ne suis pas encore certaine de vouloir repartir dans une nouvelle aventure après ses onze incroyables années au haut niveau avec Galen ! » nous explique en toute franchise Laure Philippot.





