Trois nouveaux 5ans sacrés à Fontainebleau, la relève est assurée !
Dimanche matin, les meilleurs chevaux de 5 ans ont ouvert la dernière journée de cette grande Semaine SHF de CSO, à l’occasion de la grande finale réservée à ces chevaux nés en 2021.
Dès 9 h du matin, le soleil était au rendez-vous à Fontainebleau, tout comme le public, déjà nombreux devant cette première épreuve. Il faut dire que toutes les conditions étaient réunies pour les passionnés d’élevage : une qualité de chevaux remarquable, mais surtout une génétique impressionnante pour la plupart de ces chevaux.
Dans le championnat réservé aux hongres, nous avons notamment pu apprécier le parcours de Lynamix de Belhème, le frère utérin d’une certaine Dynamix de Belhème. Sous la selle de Mathis Vallat, ce fils de Feeling des Flagues a bouclé son troisième parcours sans faute de la semaine, lui permettant de terminer 10e du championnat et de se voir récompensé de la mention Excellent.

Mais à la fin, seulement trois hongres ont été récompensés de la mention Élite. Arthur Duchemin et Louis XIII du Hamel (Mylord CarthagoHN x Papillon RougeNormandie), quatrièmes avant cette finale, ont signé un parcours parfait, ce qui leur a permis de monter sur le podium puisque Legend de Longeville (Casall x Kannan), qui avait pourtant débuté son parcours de belle manière sous la selle de Valentin Besnard, a été impressionné par le mur et a ainsi dérobé devant ce numéro 10. Il a alors perdu sa mention Élite et s’est vu relégué à la 18e place, ce qui lui vaut tout de même une mention Très Bon.


Devant, les couples premier et deuxième avant cette finale n’ont pas cédé à la pression. Paco Mamadou Diouf a mené L’Espoir Ardent (Luidam x Flipper d’Elle) sur la deuxième marche du podium, tandis que Loustic de Vesquerie (Happy Day d’Iscla x Eulalie de Vesquerie x Quartz du Chanu) s’est offert le titre de champion de France des 5 ans hongres après un parcours remarquable sous la selle de Jérôme Coulombier.






Chez les juments, cette finale a été plus disputée et les rebondissements nous ont tenus en haleine jusqu’au dernier parcours. Aucun des trois couples provisoirement installés sur le podium avant cette finale n’est parvenu à boucler un parcours parfait afin de conserver son rang. Mais comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, les couples précédemment sans faute sont ainsi remontés dans le classement.
Au final, c’est donc Ladamnoir de Vincy (By Ceira d’Ick x Contendro), quatrième avant la finale, qui s’est offert la plus belle récompense en repartant de Fontainebleau avec un titre de championne de France et une mention Élite.


« Le championnat ici s’est passé à merveille puisque la jument n’a fait que des sans-faute. Elle était très disponible sur les deux premiers parcours qualificatifs et a donc obtenu de bonnes notes de manière et d’aptitudes, puis a également été bien notée au modèle. Elle avait déjà gagné le régional des 3 ans à Saint-Lô. Elle a une bonne qualité intrinsèque, un bon mental et elle a toujours envie de bien faire. Je crois que c’est grâce à toutes ces qualités qu’elle a pu gagner ce championnat aujourd’hui. C’est une jument que nous avons fait naître. Nous avions vendu sa mère à 5 ans et fait un transfert d’embryon. Nous avions récolté deux embryons, un mâle et une femelle. Celle-ci gagne le championnat et son frère, qui est étalon au stud-book, faisait le Hunter cette semaine. Il a d’ailleurs obtenu une bonne mention aujourd’hui. C’est vraiment une bonne semaine pour nous et pour notre souche, tous nos chevaux se sont bien comportés. J’ai travaillé chez plusieurs éleveurs qui ont su me donner goût à l’élevage, aux poulains, à la manipulation, aux jeunes chevaux et, quand je me suis installé, je me suis spécialisé là-dedans. Le premier poulain que nous avons fait naître avec ma femme, qui est vétérinaire, c’était un D, donc il y a 13 ans. Au départ, nous ne faisions naître que quelques poulains par an, mais maintenant, nous sommes entre 5 et 10 naissances en fonction des années », raconte son cavalier et naisseur, Vincent Hervagault.

La vice-championne de France de cette catégorie n’est autre que la sœur utérine de Crack d’Aiguilly : Lutece d’Aiguilly (Rebozo la Silla x Nabab de Rêve), qui, pilotée par Sacha Thinard, n’a fait tomber aucune barre du championnat.


Le bronze est revenu à Love Me de l’Eyre (Iowa x Éphèbe For Ever), qui a également réalisé un championnat parfait, tout en ayant obtenu une note de modèle de près de 17/20, soit la meilleure note du championnat. Cette jument a fait forte impression tout au long du championnat sous la selle de Melissa Garbail, d’autant plus qu’elle est la propre sœur du cheval de tête de sa cavalière, Dandy de l’Eyre, performant jusqu’à 1,60 m.



Let Kiss Riverland (Hitot de Riverland x Quamikase des Forêts) et Lady Killer du Mesnil (Cornet’s Balou x Baloubet du Rouet) ont également reçu la mention Élite, en se classant respectivement 4e et 5e du championnat, associées à Florent Cazale Debat et Simon Gallet.



Le championnat des entiers a également connu plusieurs rebondissements puisque seulement deux d’entre eux sont parvenus à franchir la ligne d’arrivée sans aucune pénalité. Grâce à son sans-faute, Mathieu Durosier a permis à Lasdepix Bois Margot (Classic Bois Margot x Quaprice Bois Margot) de remonter de la 6e à la 2e place et ainsi de s’offrir l’argent et une mention Élite.


Il aura fallu attendre le passage de Lupin d’Auville (Eldorado van de Zeshoek x Herminette d’Auville x Candy de Nantuel*GFE) et Manon Geismar Bonnemains pour voir un nouveau parcours sans faute. Le couple s’est ainsi assuré l’argent, mettant la pression sur Guillaume Foutrier et Lewis de Caps, provisoirement en tête du classement.


Ces derniers ont malheureusement commis deux fautes et ont ainsi offert le titre à l’étalon bai né chez Thierry Leservoisier. Son éleveur a d’ailleurs réagi avec beaucoup de satisfaction à cette victoire : « Je suis vraiment content de ce résultat. Moi, je suis installé à côté de Saint-Lô et je ne fais naître que 4-5 poulains par an. Lupin est né d’un transfert d’embryon. J’ai choisi Eldorado, car j’aimais bien, j’adore sa qualité et une amie de Belgique me l’avait conseillé. Puis cette année, au Salon des étalons, j’ai regardé un petit peu et je me suis aperçu qu’il n’y avait que deux étalons Selle Français par Eldorado qui font la monte en France. Après, je pense que pour réussir, il y a un facteur chance. Généralement, à 1 an, je castre mes mâles, mais lui, il n’avait qu’un testicule de descendu, alors il a échappé à la castration. À 3 ans, quand je l’ai fait sauter en liberté, je me suis dit que ça n’était peut-être pas une mauvaise chose finalement et que ça valait peut-être le coup que l’on fasse l’approbation des étalons. Nous avons déjà cinq produits du cheval, qui sont tous très beaux et très gentils, avec de l’os, de bons poulains très sympas. Le cheval est très polyvalent, il peut correspondre à toutes les juments. Lupin a été élevé sans mère et, par conséquent, il mord beaucoup. Lorsqu’il avait trois ans, Manon m’a dit qu’il fallait que je garde le cheval chez moi, car sinon plus personne n’allait pouvoir rentrer dans le box. Il est alors resté à la maison et je n’ai pas eu le choix, je me suis dit qu’il fallait que je ressorte la selle du grenier et que je me remette à cheval. C’est donc moi qui travaille le cheval et Manon ne monte dessus qu’en concours. Il ne saute quasiment jamais, on s’en occupe comme un crack. Toutes les nuits, il va dehors, il a un grand box et est travaillé régulièrement, mais pas trop non plus. On l’économise un maximum pour l’avoir pour plus tard. Mon plus grand rêve, c’est qu’il coure du 5* sur de belles pistes avec un bon cavalier et je serai heureux. »


Malgré un parcours à 4 points, Lord d’Harmonie (Ogrion des Champs*HN x Quat’Sous) s’est tout de même offert une belle médaille de bronze avec la complicité de Sébastien Julien.





