Martin Fuchs remporte le premier Derby de Bruxelles.
Pour la première fois, le Brussel Stephex Masters organisait un derby … même deux puisqu’il y avait bien une épreuve réservée au 2* et une au 3*. Cette épreuve avait l’originalité de se disputer sur deux pistes … mais sans passer par la principale !
Il faudra que les organisateurs trouvent les mots (ou les sponsors) pour convaincre un peu plus de cavaliers de s’élancer dans ces deux épreuves dans le futur puisque le 2* ne comportait que 10 partants et le 3*, onze !
Pour le 2* (1m40), c’est la jeune Robin Vermeir qui s’est imposée devant la très jeune hollandaise Lieselot Kooremans d’à peine 14 ans !

« Je n’avais jamais rien fait de tel auparavant, alors je me suis lancée », explique Robin Vermeir. « J’ai vraiment adoré. C’était tellement amusant, je suis ravie. » L’une des plus grandes inconnues était le talus, où Robin Vermeir a opté pour le chemin le plus rapide malgré son inexpérience. Magic Van’T Hulgenrode Z n’a pas eu besoin d’être beaucoup convaincu. « Mon père (ndlr Wilm Vermeir) était vraiment nerveux », a-t-elle ri. « Mais mon cheval a fait deux pas et a sauté droit. »

La transition d’une partie du parcours du Derby à l’autre s’est également avérée délicate pour plusieurs couples, mais là encore, son cheval est resté imperturbable. « Avec certains autres chevaux, ça avait l’air assez difficile. Le mien a aussi regardé autour de lui avec insistance, mais ensuite il a sauté. »

Du côté du 3* (1m45), c’est Martin Fuchs qui s’est imposé avec Love de Vie (Grandorado x Vigo d’Arsouilles) en étant non seulement le plus rapide mais en plus, le seul sans faute ! Il devance ainsi le cavalier français Alix Ragot sur Serafina DBH Z (Stakkato Gold).
Même certains obstacles apparemment anodins ont piégé les chevaux. « Curieusement, le talus, pourtant pas si haut, a fait hésiter pas mal de chevaux », explique Fuchs. Love de Vie, en revanche, semblait apprécier le défi. « Elle était très énergique et savait exactement ce qu’elle avait à faire. Elle était très confiante et à l’aise, ce qui m’a permis de gagner du temps. »

Ailleurs sur le parcours, d’autres difficultés techniques exigeaient autant d’attention. « On pouvait faire des fautes partout », dit Fuchs. « L’option avec la planche et la ligne qui suivait était sans aucun doute l’un des passages où l’on a vu le plus d’erreurs et où il fallait vraiment être vigilant. » Pour Love de Vie, cependant, ce cadre inhabituel était un terrain familier. La jument a déjà participé à quatre derbies cette année et, selon Fuchs, le format lui convient parfaitement. « Elle a un mental d’acier. Elle est toujours partante, rien ne l’effraie et elle adore ce genre d’épreuves. C’est une vraie battante, si directe. Elle est prudente, rapide et capable de sauter n’importe quel obstacle ; elle est donc parfaitement adaptée à ces épreuves. J’ai beaucoup de chance de l’avoir. »

Pour Fuchs, c’est précisément là que réside l’attrait des épreuves de Derby. Elles exigent une confiance absolue entre le cheval et le cavalier, confiance d’autant plus cruciale lorsque des obstacles inédits jalonnent le parcours. « J’aime le fait que ce soit différent et que le cheval doive avoir une confiance totale », explique-t-il. « Dans ces épreuves, le cheval rencontre souvent des obstacles qu’il n’a jamais vus ni franchis auparavant. Ce lien, cette relation privilégiée avec son cheval, cette confiance aveugle, me comblent.»
La longueur du parcours ajoute une autre dimension. « J’apprécie la diversité des obstacles, des tracés et des longs parcours. Il faut rester concentré pendant deux ou trois minutes tout au long du parcours. »
Avec communiqué
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