Bond Jamesbond de Hay et Grégory Wathelet presque prêts !
Opéré hier où on lui a retiré les broches qui avait été posées suite à sa spectaculaire chute qui avait entraîné la fracture de sa clavicule il y a un peu plus d’un an, Grégory Wathelet va devoir patienter une dizaine de jours avant de retrouver les terrains de concours … en principe !

« J’ai pu quitter l’hôpital le jour même… et finalement la nuit, je me suis occupé d’un poulain qui avait du mal à téter jusqu’à 3 heure du matin… Il est clair que ça tire un peu sur la cicatrice … mais en bon ardennais, il en faut plus pour m’arrêter ! Au départ, j’avais prévu de me faire opéré plus tôt mais comme nous nous sommes qualifiés pour la finale de la coupe du monde, j’ai décalé légèrement. J’aurais même préféré attendre la fin des championnats du monde mais les médecins m’ont mis en garde par rapport aux risques de calcifications excessifs qui aurait pu être un problème pour retirer le matériel qui me gênait. Je dois maintenant ne pas prendre de risque durant une dizaine de jour. Dans ces conditions, c’était difficile d’envisager d’aller sauter le cinq étoiles de Fontainebleau. On verra comment je me sens mais si tout va bien, je n’exclus pas de prendre part à un concours national le week-end prochain pour aller faire un parcours avec Bond même si ce n’est que pour sauter une petite épreuve d’1m20 ou 1m30. Sinon, j’attendrai la semaine suivante comme prévu en me rendant à Opglabeek puis à Bourg en Bresse. Aujourd’hui, il est prêt mais c’est moi qui ne le suis pas. Mon objectif est d’être prêt avec lui pour faire partie de l’équipe belge lors de la coupe des nations de La Baule ! Au final, nous avons eu beaucoup de chance dans notre malheur avec Bond. Lors d’un contrôle de routine, on s’est rendu compte que tout n’était pas à 100% et nous avons réalisé un IRM qui a mis en évidence une petite blessure qui nécessitait deux mois d’arrêt. Au final, par mesure de précaution, nous avons marché pendant deux mois, puis commencé à retrotter mais en prenant notre temps, puis on a recommencé les cavalettis … et au final, pour une blessure de deux mois, il aura eu un break de cinq mois ! Si nous ne l’avions pas vu à ce moment là, elle aurait pu s’aggraver, nous avons eu beaucoup de chance car c’est un cheval extrêmement dur qui ne montre rien.

Double Jeu d’Honvault va progressivement retrouver sa place derrière Bond. Je suis heureux car cet hiver, on lui a vraiment donné sa chance d’être numéro un et au final, il l’a prise en nous qualifiant pour cette finale qui aura été une magnifique expérience. J’ai découvert un endroit magnifique. J’aime cette ambiance de finale et je n’ai aucun regret d’y être allé. Je n’avais pas des ambitions démesurées au départ et comme nous nous étions qualifiés, nous ne prenions la place de personne ! D’ailleurs, le quota européen n’a même pas été atteint ! Nous avons eu la chance d’avoir des parcours très bien construit qui ne mettait pas les chevaux à l’effort mais qui obligeait les cavaliers à réfléchir et à prendre des décisions avec des temps très courts. Évidemment pour de tels évènements, on a besoin de chevaux comme Nevados ou Bond et Double Jeu est un cran en dessous. J’ai en tout cas énormément apprécié ce voyage. Fort Worth est vraiment la capitale mondiale du western. Il y avait au moins 2.000 quarter horses et 10.000 vaches sur place. J’adore cela et j’ai pris énormément de plaisir à aller les regarder travailler. Au final, j’ai regardé peu de compétition mais énormément d’entraînements. C’était passionnant et très instructif de voir tout le travail qu’il y a derrière. J’ai aussi beaucoup regardé les soins qu’ils apportaient à leurs chevaux et l’on se rend compte que c’est fort similaire. Dès qu’ils ont fini leurs entraînements, les chevaux sont mis dans des spas. Moi qui rêve, quand mon fils sera un peu plus grand, de faire une semaine de vacances au milieu d’un ranch, c’était vraiment très chouette. Maintenant, je suis revenu à la vie normale mais j’étais très content de remettre mes jeunes chevaux ainsi que les moutons et la dizaine de vaches parthenaises dont je viens de faire l’acquisition au pré. » conclu Grégory Wathelet toujours aussi terre à terre.
Photos Jump-off & Tiffany Van Halle


