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Thara de Nantuel, le bijou de la famille Deuquet (2/2)

Publié par Elea Clément le 01/10/2026

Peux-tu nous parler les deux produits de Thara qui performent sous ta selle actuellement, Gaya de Nantuel, la propre sœur de Folie et Indigo de Nantuel, sacré champion de France des 7 ans l’année dernière ?


Gaya a été acquise à 5 ans par un propriétaire qui s’appelle Hervé David et qui voulait, à l’instar de mon grand-père, faire un petit peu d’élevage en parallèle de la carrière sportive de la jument. Gaya n’était pas une jument prédestinée à être aussi performante car contrairement aux autres, elle ne montrait aucune qualité à 3 et 4 ans. Je pense que si ça n’avait pas été une fille de Thara on l’aurait vendue rapidement et à un tout petit prix. Elle a eu de la chance d’avoir une bonne génétique, c’est ce qui a fait qu’on a cru en elle. À 5 ans elle a fait très peu de sans-faute, elle ne montrait aucune qualité pour faire du sport et on s’est dit que si elle sautait 1m35 ça serait déjà bien. Après cette année-là, elle a énormément évolué. À 6 ans, elle n’a fait quasiment que du sans-faute jusqu’à la finale de Fontainebleau où elle s’est qualifiée pour la grande finale. À 7 ans, c’était également une des meilleures juments de sa génération, sur 5 Grands Prix top 7, elle en a classé 4. C’est une jument très performante et très régulière. Aujourd’hui avec son propriétaire, on fait un transfert d’embryon par an. Ses premiers poulains ont 3 et 4 ans et nous commençons à les voir évoluer. On voit beaucoup de similitudes entre Gaya et ses produits. Ils ont tous l’envie de bien faire et ce côté très généreux qui ressort. En parallèle, Gaya continue d’évoluer sur des épreuves 2-3* où elle est très performante. Peut-être qu’elle va encore nous surprendre car c’est le cas tous les ans. Elle finit toujours par performer à un niveau où on ne l’attendait pas. Cette année elle commence vraiment à prendre la mesure de bien sauter 1m50 et on va peut-être espérer faire du 4* d’ici la fin de la saison, peut-être en indoor comme à Rouen ou à Saint-Lô. C’est un exercice qui lui plaît beaucoup de concourir en indoor, ça lui demande beaucoup d’énergie et c’est ce qu’elle aime apporter en piste. Nous  attendons de voir si elle a la capacité de continuer à performer sur ces hauteurs-là et de concurrencer un peu les performances de Candy et Folie sur du 3 et 4*. Indigo lui est un tout l’opposé de Gaya. Dès son plus jeune âge, c’était l’élève surdoué. Malgré tout, il a fallu que nous prenions le temps de le mettre en confiance. Il a énormément de respect alors nous devions faire attention à ce qu’il ne touche pas les barres pour qu’il comprenne que ça n’était pas quelque chose d’inquiétant. Il a fait plus de parcours que nos autres 4 ans, d’habitude ils ne font que 3 ou 4 parcours, lui il a dû en sauter 6-8 pour qu’il prenne vraiment confiance. Pareil à 5 ans, il a fallu prendre notre temps. C’était un grand cheval, il n’avait pas forcément le physique nécessaire à cette époque-là alors nous l’avons construit pour qu’il puisse arriver à Fontainebleau dans les meilleures conditions. Il a été triple sans-faute dans le championnat des 5 ans. Il était également en grande finale à 6 ans, le but pour lui était vraiment de suivre tout le circuit SHF. Ce sont des parcours qui donnent confiance aux chevaux, ça leur permet de voir beaucoup de pistes avec un parc d’obstacles assez massif qui leur permet de voir beaucoup de choses ce qui leur donne beaucoup de confiance pour la suite. Ensuite à 7 ans il a fait l’année parfaite. Il avait déjà été très performant toute la saison avant de remporter le championnat et d’être sacré meilleur cheval de sa génération. À 8 ans, c’est une année un petit peu plus compliquée car il est en concurrence avec des vieux chevaux mais il répond quand même bien. Il a notamment réalisé plusieurs bons parcours sur des épreuves à 1m45, dont une sixième place dans le Grand Prix, assez difficile, du 2* de Saint-Lô. Il suit malgré tout le chemin tracé pour les chevaux lorsque l’on espère qu’ils fassent du haut niveau. On va essayer de continuer de lui faire prendre confiance sur des 2* et 3* d’ici la fin de la saison. L’objectif n’est pas forcément qu’il saute 1m50 mais plutôt  qu’il continue de bien performer. On souhaite qu’il continue d’être régulier à sans-faute ou 4 points sur 1m45. Si on le sent apte à le faire, peut-être qu’il sautera une 1m50 avant la fin de la saison mais l’objectif avant tout c’est qu’il soit régulier et en confiance. Lui, il va plutôt courir en extérieur, à Barbaste et à Gassin puis peut-être qu’il sautera le 2* d’Equita Lyon en indoor. On verra ensuite comment préparer la suite et la saison prochaine si la commercialisation n’est pas quelque chose de trop demandé. Cela va dépendre des prix que l’on nous propose, car nous demandons des tarifs élevés pour des chevaux de cette qualité-là, et également de ce dont nous avons besoin financièrement. Nous aviserons selon tous ces paramètres si nous avons besoin de le vendre sur du court terme ou du moyen terme à 9 ou 10 ans.


Effectivement, une partie de votre métier consiste quand même à vendre des chevaux, n’est ce pas trop dur de laisser partir des bons chevaux ou est-ce plutôt une fierté de voir des chevaux nés chez vous performer à haut niveau ?

Justement, mon grand-père rigolait l’autre jour en disant qu’une jument comme Folie nous aurions dû la garder. Mais je pense qu’il y a des chevaux qui sont destinés à partir. Folie a suivi le chemin parfait que l’on espère pour un cheval. Elle est d’abord allée chez Marc Dilasser qui l’a extrêmement bien formée. Il n’était pas tout à fait sûr qu’elle ait tous les moyens pour faire du très haut niveau. En allant chez Scott Brash, la jument a pu dépasser toutes les attentes que Marc et moi avions vis-à-vis de la jument car elle n’avait pas le dernier génie selon nous. Scott Brash est parvenu à lui transmettre cela et je pense que certains chevaux sont voués à être plus performants en partant de chez nous. Sur des chevaux comme Cobalt, que nous avons gardé très longtemps et qui nous ont donné beaucoup, nous sommes attristés de les voir partir mais malheureusement c’est notre métier de les former puis de les voir partir. Si nous étions riche nous les garderions tous mais il faut quand même voir les chevaux continuer de performer dans des bonnes maisons. On essaye de choisir tout de même à qui nous vendons les chevaux. On évite de les vendre à des cavaliers que nous n’estimons pas dignes de les monter car ils vont préférer les détruire pour accomplir leur joie personnelle. C’est ce que l’on souhaite à Indigo : le garder pour pouvoir choisir la maison dans laquelle on va le vendre afin qu’il puisse être monté par un cavalier digne de lui qui puisse l’amener à son meilleur niveau. Même si ça n’est pas du 5*, le voir performer sur du 3 ou 4* sera déjà une grande fierté pour nous. Si nous arrivons à la vendre dans la maison de 5* parfaite où il sera bien traité et qu’il puisse faire du très haut niveau ça serait tout de même un bel accomplissement. Notre objectif avant tout, c’est qu’ils soient heureux. Cobalt par exemple a eu une retraite un petit peu prématurée mais on sait qu’il est très heureux dans sa vie de retraité car il est dans une bonne maison où ils s’en occupent bien.


Comment s’est passée la commercialisation de Folie, est ce vous qui aviez débuté la jument ?


Non, nous avions vendu Folie dès ses 2 ans. L’histoire, c’est que Marc Dilasser voulait investir sur Candy aux ventes Fences sauf que le prix a été très élevé. Il a alors utilisé la génétique de Candy avec des juments. Nous lui avions proposé Gaya, Folie ou Gandhi qui étaient les trois propres frères et sœurs de Candy que nous avions à l’époque. Folie était la plus vieille et il nous a alors demandé si nous pouvions lui faire faire quelques sauts en liberté. On l’a mise dans le rond de longe en terre battue que nous avons à l’élevage et qui ne nous sert plus depuis 20 ans je pense (rires). La jument a sauté d’une façon tellement extraordinaire que Marc Dilasser a décidé de l’acquérir directement, pour sa génétique et également pour le sport. La jument a fait un petit peu de transfert à 3 et 4 ans puis a ensuite fait du sport avec Marc. En fait elle est restée à la maison une quinzaine de jours le temps de faire la visite vétérinaire puis Marc voulait également la voir au modèle. C’était une petite jument, qui devait faire 1m55 à 2 ans mais Marc n’étant pas très grand non plus il s’est dit que ça n’allait pas poser de problème donc la jument est partie chez lui assez rapidement.


Vous ne vous attendiez donc pas à ce qu’elle soit aussi performante à très haut niveau ?


Non, c’était vraiment une surprise quand Marc nous a annoncé qu’elle partait chez Scott Brash. On s’est quand même dit que si elle devait faire du haut niveau elle était dans la maison parfaite pour l’atteindre et si elle n’y parvenait nous n’aurions aucun regret car cela signifiait que la jument n’était pas faite pour cela. Elle a ensuite sauté ses premiers Grands Prix 5* et a notamment gagné le premier qu’elle a fait aux Émirats arabes unis. On a vraiment été impressionné car ça n’était pas une jument prédestinée à faire du haut niveau, elle était trop généreuse. Lors de ses premiers parcours à 4 ans avec Valentin Pacaud elle sautait beaucoup trop haut. On s’était alors dit qu’elle ne serait peut-être jamais apte à faire du très haut niveau car elle avait du mal à gérer son effort puis finalement Marc puis Scott ont fait le travail nécessaire pour qu’elle apprenne à mieux doser cela. Ils ont vraiment fait du bon travail en amont pour que la jument soit à ce niveau-là aujourd’hui.


Aujourd’hui, qu’est-ce que cela vous procure de la voir représenter votre élevage au plus haut niveau ?


Nous suivons beaucoup la jument. Je me souviens d’un moment génial, c’est lorsque nous sommes allés la voir au Saut Hermès. J’ai pu rencontrer Scott Brash qui m’a donné son numéro pour que nous puissions échanger sur la jument. Il nous donne assez régulièrement des nouvelles, même s’il est énormément pris par le sport de haut niveau. Malgré tout, nous avons un message de temps en temps quand la jument performe et il est vraiment ravi de la jument. Évidemment, on la suit énormément car aujourd’hui elle reste la jument n°1 de notre élevage. Avec Candy, ils sont la publicité la plus importante qu’on ait de notre élevage alors on suit un peu leur carrière chacun de leur côté. Candy en tant qu’étalon et Folie en tant que jument de sport. On est très admiratif du travail que fait Scott avec la jument parce que je pense qu’elle n’était pas assez prête pour faire un championnat du monde aujourd’hui et il n’a donc pas voulu la mettre dans le rouge. Puis, il avait également pour but d’être performant de son côté évidemment. La jument suit le chemin tracé pour elle, elle a encore gagné à Gijón la semaine d’après, le GP 4*. Elle a également continué de performer en Grand Prix 5* toute la saison. Bravo à lui pour tout le travail qu’il réalise encore aujourd’hui et on continue de suivre cela. Moi j’ai sa fille Isba qui va bien. Elle a 8 ans et a déjà sauté 1m40. Elle va commencer 1m45 l’année prochaine quand elle sera prête. Elle a eu une petite blessure qui l’éloigne des terrains de concours actuellement mais on espère qu’elle va suivre le plus possible le chemin de sa mère. Lorsque l’on a vendu Folie, le deal était que l’on puisse faire un transfert avec elle avant. On a choisi de mettre Chilli Willi et nous avons eu la chance d’avoir une femelle plutôt qu’un mâle que l’on aurait vendu. Isba fait également des transferts depuis qu’elle a 4 ans pour pouvoir continuer de faire perdurer l’élevage. Elle a notamment produit une pouliche par Inshallah de Muze qui a malheureusement été accidentée à 3 ans et qui va donc continuer son travail à l’élevage et continuer de produire cette souche.

Votre objectif, c’est évidemment de faire perdurer cette souche si précieuse, vous souhaitez donc conserver des sœurs ou des filles de Thara ?

Toutes les filles de Thara, nous souhaitons les conserver précieusement mais parfois nous devons vendre certaines d’entre elles. Quand elles sont jeunes, nous essayons de faire soit un transfert soit un poulain porté. Lorsqu’elles portent, on les fait remplir à 3 ans puis elles poulinent à 4 et ne perdent que cette année-là qui n’est pas une année trop importante pour les jeunes chevaux. Généralement elles rattrapent leur retard à 5 ans pour essayer de faire les 6 ans. On les fait évoluer à leur rythme mais cela nous permet de conserver la génétique. Celles que l’on fait porter elles ont le gabarit pour, on a une 4 ans par Cornet et Thara que nous n’avons pas fait porter par exemple car c’est une jument très légère et nous avions peur de l’abîmer. Elle a alors fait deux transferts d’embryon à 3 ans. Indigo a une propre sœur qui elle porte un poulain d’Apardi donc on espère avoir des femelles à chaque fois pour pouvoir continuer. Nous avons également une fille de Thara et By Cera d’Ick, une 4 ans qui s’appelle Maya et qui porte également des poulains car elle a été accidentée et je ne pense pas que nous pourrons la mettre au sport. Ça nous permet de conserver cette souche-là, d’autant que Thara commence à prendre de l’âge. Le nombre de transferts d’embryon qu’elle nous donne va commencer à réduire considérablement. Nous n’en avons eu qu’un seul cette année. Nous allons essayer encore l’année prochaine mais si elle ne nous donne rien, je pense que l’on arrêtera les transferts avec elle. Elle n’a fait que des transferts dans sa vie car la faire porter nous fait perdre une année. Elle va 3 ou 4 mois chez Pierre Vallet tous les ans pour faire un maximum de transferts d’embryon. Nous avons une année qui a été exceptionnelle, c’est l’année des M où nous avons eu 7 embryons d’elle et sur les 7, nous avons eu 6 femelles. Elle a fait deux doubles ovulations cette année-là, une avec Mylord et une avec By Cera d’Ick. Nous avions vendu un embryon de Mylord qui est en Normandie et nous avions également vendu une 2 ans par By Cera d’Ick en Bretagne.

Nous avons beaucoup parlé des transferts d’embryon depuis le début, quel est votre avis concernant cette pratique, ressentez-vous des effets sur les juments ?

Je trouve que cela dépend vraiment des juments. Sur Gaya par exemple, je n’ai ressenti aucun effet secondaire. Thara était un tout petit peu plus compliquée lorsqu’elle faisait du sport et de l’élevage, maintenant qu’elle n’est qu’à l’élevage cela est moins dérangeant. Gaya revient assez facilement. Évidemment on leur laisse toujours un petit peu de temps. Souvent on leur laisse 15 jours ou 3 semaines pour faire un embryon et derrière on les laisse à nouveau 15 jours, 3 semaines pour récupérer. Généralement elles sont arrêtées 1 mois et demi, on essaye de les faire dans la période chaude des mois de juin et juillet, là où les concours ralentissent un petit peu. Ça permet également aux juments de faire une pause sportive et de faire moins de sauts donc les peuvent également récupérer. Moi je trouve que c’est un bon compromis, il y a des juments qui ne sont pas du tout compliquées, Argentina par exemple était également très facile à gérer. Après il y a des juments plus difficiles, nous avons notamment arrêté de faire des transferts avec Only One, car il me fallait plus de trois mois pour la récupérer et c’était trop compliqué. Ça dépend vraiment des chaleurs des juments et de leurs caractères.

Mis à part les chevaux dont nous avons déjà parlé, y a-t-il d’autres chevaux plus jeunes issus de la souche de Thara dans lesquels vous croyez beaucoup ?

Dans la souche de Thara, du côté paternel nous avons quelques poulains de Candy dans lesquels nous croyons un petit peu. Nous avons également quelques pouliches qui arrivent. Nous n’en avions aucune dans l’année des K mais nous avons deux L, Lisboa et Legend, qui ont porté un poulain et qui ont rattrapé gentiment les 5 ans cette année. Nous en montons chacun une avec mon frère. Eliott a Lisboa qui est une Contendro. Elle est bien mais très chaude et très compliquée pour l’instant, elle a beaucoup de tempérament. Moi, je monte Legend, une fille de Grandorado, elle est un petit peu différente, elle est plus compliquée dans le caractère, elle n’aime pas trop la contrainte mais elle a de bonnes aptitudes. Dans l’année des M nous en avons également deux qui sont bien. Une par Cornet, que moi je monte, c’était mon croisement fétiche car j’aimais beaucoup Arkana de Riverland qui était par Cornet, Diamant puis Jalisco B. Thara étant une Diamant x Quidam, cela se rapproche du même croisement alors j’espère vraiment avoir une Arkana Bis (rires). Eliott va lui monter le propre frère de Cobalt qui est donc par Tobago et Thara. Eliott avait performé jusqu’à 1m45 avec, donc c’est pour lui un nouveau challenge d’essayer de faire au moins aussi bien avec celui-là. Nous avons aussi deux N qui portent un poulain, une Chaccoon Blue et une Balou du Rouet qui est donc la propre sœur d’Indigo. Elles ont toutes les deux fait quelques sauts en liberté et sont très différentes mais elles montrent de bonnes qualités. La propre sœur d’Indigo ne lui ressemble pas du tout, elle est de taille normale et surtout beaucoup plus jolie que lui. On a également deux 2 ans dans lesquels nous croyons beaucoup. Un par Comilfo Plus et celui dans lequel nous croyons le plus c’est Apardi x Thara qui s’appelle Omega. Nous devrions le rentrer au mois de février et nous avons beaucoup d’espoir dans ce poulain-là. Il n’a que 2 ans alors peut-être qu’il ne sautera pas très bien mais en tout cas dans le modèle c’est un des plus beaux poulains qu’on ait jamais eu à l’élevage. On espère qu’il sera aussi bon qu’il n’est beau (rires).

L’avenir semble donc prometteur pour votre élevage ?

Oui, Thara produit très bien et a emmené une production très homogène en terme de qualité de chevaux de concours. Sur Horsetelex, tous les chevaux en âge de sauter 1m40 ou plus l’ont déjà fait, c’est vraiment une vraie fierté pour nous d’avoir cela. On espère continuer à faire perdurer cela. Nous aimerions aussi développer les souches d’à côté. Par exemple, la souche d’Argentina a vraiment été très bien représentée cette année. Lors de la Grande Semaine de Fontainebleau, mon frère avait un 7 ans (Jersey de Nantuel) et moi un 6 ans et un 5 ans. Cette souche-là qu’avait créée ma mère est aussi très intéressante et pour épargner un petit peu Thara on essaye de développer d’autres génétiques. Pour l’instant Argentina n’a pas de femelles et elle commence à prendre de l’âge. Au départ nous essayons de la faire porter car nous n’avions pas encore vraiment les résultats de sa production mais elle a déjà coulé deux fois. L’objectif en 2027 sera donc de lui faire faire du transfert pour essayer d’avoir le plus de chances possible d’avoir une femelle car nous commençons à nous impatienter d’avoir une fille d’Argentina qui s’entête à ne nous donner que des mâles (rires).

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