Eric Levallois, un supporter de prestige !
Champion du monde en 2002 à Jerez de la Frontera, Eric Levallois a lui aussi foulé la piste d’Aix la Chapelle avec Diamant de Sémilly. Cette année, il est de retour en Allemagne pour encourager une jument qu’il a fait naître et qu’il aura élevée jusqu’à ce qu’elle débute les Grand Prix. Supporter attentif et confiant, le normand, toujours discret vit ces championnats du monde avec ses yeux rivés sur Dynastie de Beaufour sous la selle de Nina Mallevay.

Un ancien champion du monde qui est présent au championnat du monde en tant qu’éleveur pour encourager sa jument, c’est quand même un parcours atypique.
Eric Levallois : « C’est sûr que je viens pour voir ma jument et sans elle, il est probable que je ne serais pas venu, elle y est pour beaucoup, mais j’en profite vraiment pour regarder cette compétition qui est quand même exceptionnelle. »

Le fait de revenir ici à Aix-la-Chapelle, qu’est-ce que cela vous procure comme sentiment ?
E.L. : « Cela me rappelle des moments exceptionnels avec Diamant de Sémilly évidemment que j’ai monté ici et voir aujourd’hui sa fille sur cette même piste, c’est magnifique. Il y a un peu de nostalgie, c’est certain. En tout honnêteté, cela fait quelque chose de revenir ici. »

Vous voyez une évolution par rapport à quand vous sautiez ici ?
E.L. : « C’est exceptionnel ! Je pense que c’est un concours qu’on peut refaire chaque année sans jamais s’en lasser. Il y a une atmosphère ici, c’est vraiment différent. C’est exceptionnel et vivre les championnats du monde ici, à Aix, c’est hors du temps ! »


Cette jument, ce croisement Diamant de Sémilly x Cassini , c’est quelque chose que peu de gens oseraient faire et vous l’avez fait alors que vous utilisez bien d’autres étalons que Diamant !
E.L. : « Vous savez, je ne m’occupe pas de ce que les autres font. J’ai toujours aimé ce croisement, cela fait partie des inexplicables. C’est quelque chose que je ressens pour moi personnellement et j’ai la chance que ça marche. La mère est une Cassini mais qui ressemble plutôt à une jument française dans le sang très distinguée avec un super galop. Le mix est exceptionnel mais cette jument, Sophia di San Giovanni, a produit au moins cinq chevaux qui tournent sur 1m60. Ce n’est donc pas un hasard si la descendance est top. »


Dynastie, vous l’avez quand même emmenée jusqu’en Grand Prix avec Valentin Besnard. Vous avez rapidement pensé qu’elle pourrait un jour faire ces épreuves-là ?
E.L. : « J’y ai toujours cru depuis qu’elle a quatre ans. Certains cavaliers m’ont dit qu’elle n’avait pas tous les moyens et je la regardais peut-être avec les yeux de l’amour aussi mais j’y ai toujours cru alors je n’ai jamais changé mon fusil d’épaule ni ma vision sur cette jument là et j’ai bien fait car elle a concrétisé ma pensée. »

Vous ne venez pas la voir très souvent, le fait d’être ici, vous avez un échange particulier avec sa cavalière ?
E.L. : « Non, ici, je ne vais pas aller la déranger. Pendant un championnat, j’aimais être un peu tranquille. Ce n’est pas ici l’endroit pour aller la voir. Quand je montais, j’aimais bien faire mon truc même s’il faut rester avec un peu d’éducation. Je pense néanmoins que ce n’est pas l’endroit pour parler de la pluie et du beau temps, ça ne sert à rien. Je profite très bien des championnats comme cela. »

Le fait d’être ici, c’est aussi l’occasion de revoir beaucoup de monde ?
E.L. : « Oui, j’ai retrouvé et rencontré énormément de monde qui me rappelle de très beaux souvenirs. Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à revoir autant de monde et c’est vraiment agréable. Je suis content d’être là. »

Le fait d’être éleveur de Dynastie, le gens vous en parle ?
E.L. : « Oui, beaucoup m’en parle. D’autres ne font pas encore le rapprochement entre Beaufour et Eric Levallois… mais quand ils le savent, cela fait plaisir. Je pense que j’ai la chance d’avoir élevé une jument qui fait partie des meilleurs chevaux du monde aujourd’hui.»

C’est une belle façon de continuer à vivre sa passion ?
E.L. : « Oh oui ! Qu’est-ce qu’il y a de plus beau pour un éleveur ? J’ai vécu de merveilleux moments comme cavalier et aujourd’hui, comme éleveur avec un cheval qui saute les championnats du monde … et qui en plus les faits bien ! »

Vous avez également beaucoup de succès en tant qu’éleveur dans les trotteurs, cela a quand même une différence pour vous ?
E.L. : « Toutes les victoires sont belles, que ce soit en CSO ou avec les trotteurs … mais un championnat du monde comme ça, ici, c’est la cerise du le gateau. »
Comment avez-vous vécu ses premiers tours ?
E.L. : « Sans prétention, je suis assez confiant. Le premier tour, j’étais vraiment très confiant. La cavalière est sûre et la jument adore ce terrain donc Nina se sent en confiance avec la jument. Cela reste le sport, tout peut arriver mais je suis confiant. »



