Tous percussionnistes, la justesse à l’état pur.
Lors de chaque édition, la maison Hermès tient à compléter son concours par un spectacle inédit accueillant de grands noms de la scène équestre. La quinzième édition du Saut Hermès n’a pas dérogé à la règle.



Un spectacle incroyable préparé durant un an pour un moment exceptionnel sous la grande verrière ! Les percussionnistes de Strasbourg ont réussi à trouver un équilibre magnifique pour une parfaite harmonie avec les chevaux. Un véritable travail d’orfèvre pour spectacle de toute beauté regroupant seize percussionnistes, les voltigeuses des Nagaïka Tribe et les chevaux et cavaliers du Mas de Cisco.

Directeur artistique des Percussions de Strasbourg et compositeur de la musique, Minh-Tâm Nguyen n’aura pas compté ses heures pour réaliser ce projet mais peut se montrer fier du résultat : « A la base, je ne suis pas très porté sur les animaux mais je n’avais pas peur des chevaux pour autant. Dès que l’on m’a proposé le projet, j’ai eu cette envie de travailler avec les chevaux et surtout de passer du temps avec eux pour mieux les comprendre et pouvoir écrire quelque chose qui aille dans leur sens. Je suis parti à la rencontre des gens avec qui nous avons collaboré dans ce spectacle. J’avais vraiment besoin de voir les chevaux, plus que leurs cavaliers d’ailleurs, pour pouvoir composer. Ensuite, j’avais besoin de les voir avec leur cavalier et enfin, j’ai commencé à écrire la musique en fonction de ce que les chevaux me proposaient. J’avais d’abord rencontré les Nagaïka Tribe et après Alex et Jordi (Alexandra Samard et Jordi Amposta du Mas de Cisco).



Dans un premier temps, j’ai composé avec des sons électroniques et seulement après, j’ai transformé mes sons électroniques en son acoustique puis j’ai arrangé et orchestré de la manière dont on a pu le voir aujourd’hui avec seize musiciens.



En février, nous avons répété une première fois tous ensemble. On travaille depuis avril dernier. En septembre, je suis revenu voir les chevaux avec ma musique écrite à l’ordinateur. On a passé la musique avec une bande d’autant que déplacer tous ces musiciens, c’est compliqué et après, en décembre, on a travaillé avec les musiciens. En février et mars, on s’est vu deux fois tout le monde ensemble ! Ca, c’était un sacré challenge.





Me retrouver au milieu de la piste avec ces chevaux tout près de moi, ce sont des moments magiques. Ce que je retiens de tout ce projet-là, c’est le « vivre ensemble ». Aussi bien entre les humains qu’avec les chevaux. Que les humains essaient de comprendre le temps des chevaux, c’était le plus important pour moi, c’est la consécration, c’est le fruit d’un an d’échange entre ces chevaux et ces humains que vous avez vu sur scène.







Ce projet me donne vraiment envie de continuer ce travail avec Solène Kuntz (artiste équestre et scénographe) autour des chevaux. J’aime pratiquer cette pluridisciplinarité qui permet la rencontre de plusieurs arts. Ici, c’était l’art équestre et c’était un bonheur que je compte prolonger avec Solène très probablement. »

















