Jacadi du Paradis chez Grégory Wathelet.
Décidément, les jeunes étalons affluent chez le cavalier belge. Quelques années après leur collaboration autour de Cocktail de Talma et Chagall de Toscane, le haras de Talma confie cette fois son jeune étalon de 6 ans, Jacadi du Paradis (Clarimo x Erco van’t Roosakker) au pilote belge.
Frère utérin de l’étalon vedette poney Daho du Paradis (Ulk d’été), Jacadi est un fils d’Eryne du Paradis qui n’est autre que la propre soeur de l’ancienne crack de Grégory Wathelet Iphigeneia de Muze. Filles de la célèbre Excellentia de Muze, comme Héroine de Muze ou Inshallah de Muze notamment, il s’agit de l’incroyable souche de Narcotique II de Muze et Qerly Chin.
« Quand on est éleveur et qu’on fait naître 30 poulains par an, il faut bien se rendre compte que l’on n’a pas chaque année des chevaux qui iront au plus haut niveau. Nous avons été très heureux de notre collaboration avec Grégory Wathelet avec Cokctail de Talma mais depuis, nous n’avions pas vraiment eu un cheval que nous pensions taillé pour lui. C’est désormais le cas avec Jacadi qui vient de réaliser une très bonne année de 6 ans. Notre cavalier maison Léo Thomazo aurait encore pu le monter dans les 7 ans l’an prochain, il était d’ailleurs assez déçu de le voir partir mais c’était important pour nous qu’il puisse d’emblée intégrer un système comme celui de Grégory pour être prêt pour les plus gros concours dans deux ans.
J’avais acheté la moitié de Jacadi à son éleveur Stéphane Marty de l’élevage du Paradis lorsqu’il avait deux ans. A l’époque, nous avions pas mal de chevaux ensemble. Lorsque Maxime Denis l’a fait sauté la première fois, il m’a envoyé la vidéo avec beaucoup d’excitation. Je lui ai demandé de le faire sauter encore quelques fois pour être bien sûr tellement le cheval sautait fort mais il a toujours sauté de la sorte. Lorsque nous avons présenté Jacadi à deux ans au Selle Français, il donnait tellement son dos qu’ils ne l’ont pas aimé mais quand je vois la vidéo que Grégory m’a envoyé la semaine dernière alors qu’il avait sauté chez lui, sans guettre, je vois qu’il donne toujours autant le dos et qu’il est toujours aussi impressionnant. L’an dernier, nous n’avions plus vraiment les mêmes points convergents avec Stéphane et j’ai donc racheté ses parts dans ce cheval. Pour moi, lorsqu’on a un tel étalon, c’est important de l’emmener loin. C’est un cheval facile avec une locomotion impressionnante. Il a un galop de rêve. Il est très respectueux et possède de gros moyens. C’est toujours difficile de savoir jusqu’où il ira tant qu’il ne l’a pas fait mais je suis persuadé qu’il fera du haut niveau.
Vu sa locomotion, il a sailli pas mal de juments pour le complet mais nous y croyions très fort et nous lui avons adressé nos meilleurs juments dont Reggae de Talma. C’est un cheval qui coche de nombreuses cases et lorsque le choix du cavalier s’est posé, nous sommes tout de suite tombé d’accord avec Maxime pour Grégroy. Je reste persuadé que pour faire percer un étalon, à un moment, il faut investir pour lui. Je compte bien aussi me faire plaisir avec Jacadi en allant le voir au concours. Les chevaux nous font vivre de magnifiques moments comme Baloubet de Talma la semaine dernière qui était cinquième de la coupe du monde de Londres avec Pénélope Leprévost. En plus avec Grégory, nous avons toute une histoire puisqu’en plus de lui avoir déjà confié des chevaux comme Chagall et Cocktail, nous avons également distribué avec France Etalons des chevaux comme Nevados S qui est aujourd’hui le père de Newton de Talma qui vient d’être agréé et est une de nos futures promesses. » conclût Michel Guiot.
Photo Marie-Hélène Blanchet


