Norkya d’Auzay en vedette à Lamballe.
Lors de la qualificative étalons de Lamballe, Norkya d’Auzay (Grandorado x Lauterbach x Quidam de Revel) s’est mis en évidence en remportant les deux ans avec la meilleure note nationale toutes qualifs confondues avant la grande finale de Saint Lô qui se déroulera du 11 au 13 décembre à St Lô.
Une belle victoire qui fait le bonheur de François Buzon, son propriétaire et toute sa famille. Elle perpétue une belle histoire commencée il y a plus de 20 ans entre son naisseur Patrick Blanckaert et son propriétaire qui avait déjà débouché sur la belle success story en internationaux de Vimae d’Auzay (Nouma d’Auzay).

« Patrick et Laurence Blanckaert nous avaient confié Valkya pour le poulinage pour la deuxième année consécutive quand Norkya est né chez nous, au haras des Embruns dont s’occupe Marie mon épouse. Il est reparti pour l’été chez Patrick et Laurence avant de revenir pour le sevrage et que j’en fasse l’acquisition. L’année précédente, j’avais acheté son frère, Mackya d’Auzay (Flambusard d’Albain) en qui nous croyons beaucoup et qui débutera les 4 ans avec Pierre-Marie Friant à qui j’avais confié Vimae. C’est une souche à laquelle je suis particulièrement attaché. Valkya d’Auzay, est une sœur utérine de Nouma d’Auzay dont j’ai vu les premiers sauts à 2 ans chez Patrick puis dont j’ai suivi le passage chez Franke Sloothaak et pour qui j’avais même fait un peu de communication pour ses débuts en tant qu’étalon. Valkya est aussi une sœur utérine de Bohysra d’Auzay (alias Enkidu) qui a sauté les plus gros Grand Prix dont Aix la Chapelle, double sans faute dans la Coupe des Nations. Leur grand-mère Via d’Auzay et arrière-grand-mère Kysra d’Auzay ont toutes deux évolué en internationaux sous la selle d’Herve Godignon. Le premier produit de Valkya, Flora d’Auzay est passée par les écuries de Steve Gerduat puis de la famille Philippaerts.

A l’origine, comme pour Mackya, je n’avais pas du tout prévu d’acheter Norkya, mais l’occasion s’est présentée et je l’ai acheté mais cette fois en m’associant avec Richard Evain, qui est co-propriétaire avec nous de plusieurs chevaux de course et qui découvre le monde du saut d’obstacles.

La première fois où nous avons fait sauter Norkya en liberté, il nous a montré une classe naturelle vraiment impressionnante. Sincèrement je n’avais jamais vu un poulain sauter comme lui. Dès la première barre par terre nous savions qu’il avait un truc en plus. Donc cet été nous nous sommes dit qu’il fallait le présenter au concours d’étalons. Même si l’idée de faire un étalon me trotte dans la tête depuis l’aventure de Nouma; ce n’est pas une priorité car c’est quelque chose de très complexe. Ici l’idée était de nous donner une bonne raison de nous en occuper plutôt que de le laisser au pré jusqu’au début d’année prochaine et puis ça permettait aussi de la valoriser. Cette fois nous nous y sommes pris plus tôt que pour Mackya l’année précédente que nous avions préféré retirer du concours quelques jours avant parce que nous le trouvions pas assez avancé et mûr pour cela, même s’il en avait largement les moyens.

Donc pour Norkya c’était la première fois que nous présentions un cheval à un concours étalon … et même la première fois que nous allions en voir un d’ailleurs ! Nous savions qu’il avait vraiment de la qualité mais nous n’avions pas d’élément de comparaison et nous ne savions pas non plus comment il allait réagir au changement d’environnement. Nous nous étions dit qu’il faillait avoir au dessus de 15,5 pour avoir une chance d’aller à Saint-Lô … et il a reçu une note de 17,10, soit la meilleure note nationale de toutes les qualificatives. Nous sommes vraiment heureux que le cheval ait pu montrer sa qualité et qu’elle ait été appréciée par les juges. Les félicitations des personnes qu’on a pu croiser sur site nous ont aussi beaucoup fait plaisir. Et puis on savoure aussi car cela récompense le travail à l’élevage au quotidien dans l’ombre : les soins, les soucis, les nuits de poulinage, les détails, etc.

Concernant Saint-Lô, comme j’ai dit à mes enfants qui étaient tout excités le soir à l’idée de cette victoire, il faut savourer et rester humble surtout avec les chevaux. Mais le cheval a une très bonne souche et est vraiment très bon, et nous pensons qu’il a de la marge de progression, donc même si nous y allons sans pression nous allons essayer de faire les choses sérieusement pour qu’il puisse de nouveau montrer sa qualité. » nous explique François Buzon

