Ted Fagan s’impose dans le Jumping Ponies Trophy de Lyon.
Publié par Elea Clément le 01/11/2026Lyon accueillait ce week-end la deuxième étape du Jumping Ponies Trophy, l’occasion d’apprécier quelques-uns des meilleurs couples du circuit international poneys. Ces jeunes talents ont disputé, en début d’après-midi, un Grand Prix où rien n’était gagné d’avance. Avec plus de la moitié des partants sans-faute, la finale au chronomètre s’est révélée palpitante, sur les 24 couples au départ, 13 sont revenus se départager.
Comme le veut le règlement, le premier à signer un parcours parfait a la lourde tâche d’ouvrir le barrage. Cette fois-ci, c’est Liam Saidi Reymond qui a dû s’y atteler.


Associé à Gidiana des Islots (Helios de la Cour II), le cavalier tricolore a montré le chemin en signant directement le premier double sans-faute de l’épreuve. Il sera rapidement rattrapé par sa compatriote Alice Duray, qui améliore le chronomètre de près de trois secondes aux rênes de Gaga Lady L’Rio (Vigo d’Arsouilles). Elle ne pourra toutefois pas espérer conserver la tête très longtemps puisque, dès le départ suivant, la Belgique s’installe en première position grâce au double sans-faute de Feline Matthees et Karday van (Kanshebber), âgé de huit ans seulement et déjà parmi les meilleurs poneys du monde.


Ces trois premiers couples termineront respectivement 9e, 8e et 7e car derrière, ça va très vite ! Le quatrième départ est donné à de sérieux concurrents : les doubles champions d’Europe en titre, Sophia Rogers et Neil 55. L’impressionnant fils d’Otangelo montre toute l’étendue de son talent, piloté d’une main de maître par la jeune Britannique de 15 ans. Le couple franchit la ligne d’arrivée en moins de 36 secondes, une performance qui lui permet de s’installer en pole position.

Les cavaliers suivants rencontrent davantage de difficultés, jusqu’au dixième départ, celui de la Française Anna Pouzadoux Brille. Aux rênes d’Harmony de Curaine (Ogrion des Champs HN), la Tricolore imprime un bon tempo et serre ses courbes. À l’arrivée, son chronomètre est meilleur que celui de la Britannique, mais ne suffira toutefois pas pour l’emporter. Elle terminera finalement troisième, signant tout de même la meilleure performance française pour une première participation à ce Jumping Ponies Trophy de Lyon.


« C’était assez impressionnant pour moi de monter sur cette piste, mais je suis vraiment contente d’avoir eu l’occasion de concourir ici. Finir en plus troisième de ce Grand Prix, c’est vraiment incroyable. Je ne m’attendais pas à tout cela. Cela fait quelques années que je viens à Lyon en tant que spectatrice et j’ai toujours regardé le Jumping Ponies Trophy. Cela me faisait rêver, alors c’est vraiment un bel aboutissement d’en être arrivée là. Je monte Harmony depuis moins d’un an et nous avons vraiment connu une superbe progression. Cela annonce de beaux projets pour l’avenir. Lorsque nous l’avons récupérée, c’était une ponette très verte dans le travail et nous avons vraiment pris le temps de la construire. Elle n’a jamais manqué de moyens, mais nous avons beaucoup travaillé pour en arriver là. C’est une jument qui a beaucoup de caractère. C’est son défaut, car elle peut vite se vexer, mais c’est aussi une grande qualité, car elle est toujours motivée et veut aller de l’autre côté de la barre, quoi qu’il arrive. La finale à Malines pourrait être un objectif. Tout dépendra des décisions du sélectionneur, mais cela pourrait être une belle échéance pour finir la saison. »


Les doubles médaillés d’argent des derniers championnats d’Europe n’avaient pas dit leur dernier mot ! Ted Fagan prend des risques, mais Ballyfore Rosie ne touche aucune barre et arrête le chronomètre à 34,02 secondes, soit plus d’une seconde de mieux que la cavalière française.


Mais rien n’est encore joué : il reste une concurrente, et pas des moindres, le couple vainqueur de l’épreuve de vitesse de la veille, Maureen Bourse et Galliano d’Argan. Du haut de ses 1,42 m, ce fils de Consul DL Vie Z a pourtant tout d’un grand et réalise un barrage extraordinaire. Malheureusement, il lui manquera 70 centièmes pour l’emporter, mais la jeune Belge s’intercale tout de même à la deuxième place. Un week-end lyonnais qu’elle n’est pas près d’oublier !




« Être classés les deux jours ici à Lyon, c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire pour moi, car ce n’est que notre deuxième étape de Coupe du monde et nos premiers parcours sur 1,35 m. C’était la première fois que nous sautions une épreuve de ce niveau-là et donc la première fois que nous accédions à un tel barrage. C’était très amusant pour moi de participer à tout cela avec mon poney, surtout qu’il est très petit et que, face aux autres, c’est très difficile de défier le chronomètre. Mais je donne quand même le meilleur de moi-même. L’avantage d’avoir un petit poney, c’est que je peux tourner très court. Je pense qu’il ne manquait que quelques centièmes aujourd’hui, mais il a tellement bien sauté que je suis très heureuse. Galliano est un hongre de dix ans qui est né en France. Il mesure environ 1,42 m et pourrait presque être considéré comme un poney C, mais, d’après moi, il est bien un poney D. Je le monte depuis bientôt trois ans et nous avons évolué de 80 centimètres jusqu’au niveau international, à 1,35 m. Je ne sais pas encore si je vais pouvoir accéder à la finale de Malines. Je vais d’abord faire deux semaines de pause avec mon poney, puis nous verrons si nous allons en Autriche et si nous parvenons à participer à cette finale. Ce serait un rêve de pouvoir prendre part à ce concours, en Belgique en plus, mais rien n’est encore décidé. »



Si la jeune Belge n’est pas passée loin d’une deuxième victoire lyonnaise, c’est bien l’hymne irlandais qui a retenti sur la carrière internationale d’Equita Lyon. Grâce à son barrage ultra-rapide, Ted Fagan a mené Ballyfore Rosie (Unknown Sire) vers une nouvelle victoire.


« C’est vraiment une ponette merveilleuse. Elle est allée si vite au barrage ! C’est une belle histoire ici à Lyon après nos deux médailles d’argent aux championnats d’Europe du Mans cet été. Je n’avais pas vu le parcours d’Ana Pouzadoux mais j’avais regardé le parcours de Sophia Rogers car je sais qu’elle est très rapide. Je savais que je devais aller plus à l’intérieur dans les virages. Ma sœur a monté Ballyfore Rosie durant deux ans et j’ai commencé à la monter l’année dernière. Nous avons remporté notre deuxième Grand prix à Sentower Park en Belgique. Gagner ici, c’est incroyable. »
Résultats du Grand prix poneys






