Barbara Schnieper s’impose enfin à Liège !
Publié par Julien Counet le 25/10/2026

Cette fois, tout a roulé et le public présent a pu profiter de sa journée à Liège Expo. Quarantre et un partant étaient inscris dans le prix Arena, grosse épreuve du jour (1m50 avec barrage). Le constat est vite clair, Bernard Mathy a serré la visse avec un triple délicat et exigeant avant une dernière ligne bien délicate oxer – double de bidet le long des VIP et il ne fallait pas trainer en chemin au risque de se faire punir comme Douglas Lindelow sur Emmie CC (Emerald van’t Ruytershof) et l’italien Giampiero Garofalo sur A Moonlight Speciale Z (Aganix du Seigneur) pénalisé tous les deux de … deux points de temps dépassés chacun.
A tel point que finalement, ils ne seront que quatre à en découdre au barrage.

Double champion de Belgique en 2004 et 2011, Nick Vrins fait partie des cracks pilotes belges et il possède de nouveau dans ses écuries un cheval à la hauteur de son talent avec ce cheval irlandais de 8 ans Realteens Orestus (Orestus VDL). Il signe d’emblée le premier double sans-faute.

« J’ai Orestus depuis qu’il a 6 ans. Je l’ai construit gentiment, nous avons déjà fait quelques 150. Il a 8 ans et il commence à être prêt pour ce genre d’épreuve. Evidement, la finalité sera de le commercialiser mais en attendant, je prends beaucoup de plaisir à être ici et à sauter de telles épreuves devant un tel public. Cela donne une énorme motivation pour tout le travail qui est fait chaque jour. J’espère qu’il pourra encore rester un petit peu avec moi. C’est tellement différent de tous ces concours d’entrainement que nous faisons chaque semaine ! Vous avez parfois besoin de revivre cette atmosphère pour vous souvenir pourquoi vous faites ce métier ! » réagit Nick Vrins qui aura prouvé une nouvelle fois qu’il n’a rien perdu de son talent, ni de sa très belle équitation !


Mais derrière, Barbara Schnieper compte bien ne pas laisser passer une troisième fois la victoire après avoir pris deux secondes places depuis le début du week-end. Déjà seconde jeudi soir, Coco G Z (Cornet Obolensky) transforme l’essai : 35’’12, c’est trois secondes de mieux !

Mais est-ce suffisant quand le cavalier suivant se nomme Julien Epaillard ? Difficile à dire car le français découvre encore sa monture, Fini l’Amour (L’arc de Triomphe), ancienne monture de Marie Pellegrin qui a intégré le piquet du normand après un passage aux USA. L’actuel n°13 mondial ne change pas ses habitudes et passe à l’attaque mais le long du mur, la course s’achève par un stop. Ce ne sera pas pour cette fois.




« Ce ne sera pas pour cette fois. Sincèrement, je pense que Fini l’amour a montré de belles choses. Nous avions gagné une 145 à Saint Tropez et ici, c’était notre première 150. Je n’ai rien à lui reprocher aujourd’hui. L’erreur est entièrement de ma faute. Au dernier moment, j’ai voulu ajouter une foulée et il n’a pas compris. J’aurais dû continuer sur la foulée d’avant mais c’est comme ça. On doit d’une part apprendre à se connaitre mais à moi aussi de ne pas commettre ce genre d’erreur : j’avais une mauvaise distance ! Ca fait partir du concours … il y a des fois où les obstacles sont mal placés ! (rire) Aujourd’hui, il y avait un vrai point d’interrogation sur ce que Fini l’Amour allait faire mais il a très bien répondu et je compte l’emmener comme second cheval à Lyon avec Le Coultre de Muze. Demain, c’est Donatello qui va sauter le Grand Prix avant de faire Vérone par la suite. » explique Julien Epaillard.


Il reste un dernier cavalier à s’élancer, le portugais Rodrigo Giesteira Almeida qui commettra rapidement une faute avec Comme le Cœur (Comme Il Faut) … mais de manière assez inexplicable, il continuera ce barrage à fond la caisse pour terminer troisième avec onze seconde de mieux que Julien Epaillard … tant mieux pour les spectateurs !




« Je voulais vraiment tout donner car j’avais déjà été deux fois deuxième depuis le début du concours ! Jeudi soir avec ce cheval et dans l’épreuve de cet après-midi avec Iquikan de Fromecs dans la 145. Je suis vraiment très heureuse. J’ai pris tous les risques. Ce cheval a gagné sa première épreuve ranking début de saison et c’est sa seconde victoire ! C’est une jument particulière avec beaucoup de tempérament et très chaude à tel point qu’à un moment, je ne pouvais plus l’emmener en concours tellement elle était excitée. Je l’ai récupérée lorsqu’elle avait 7 ans et elle n’avait encore jamais été au concours ! Aujourd’hui, cela va un peu mieux même si elle reste parfois difficile à gérer. » explique sans détour la cavalière helvétique.






