Printemps des Sports Equestres 26
Excellence Stallions
Wathelet Botton Stallions 2026

Georges Trulemans, le rêve éveillé d’une année sportive 2025 réussie ! (1/3)

Cavalier de la région liégeoise, George Trulemans est un véritable passionné. Ambitieux, un brin rêveur mais toujours avec cette volonté de rester très terre à terre, il gravit petit à petit les échelons et réussit à se forger un nom dans le milieu. Travailleur acharné, il aura connu une année sportive aussi incroyable que surprenante. Attendant un heureux évènement, Charlotte Philippe décide de lui demander de monter ses chevaux durant sa grossesse. La connexion avec Electro vd Kromsteeg Z (Emerald van’t Ruytershof x Der Senaat 111) se fait rapidement et le couple signe une magnifique troisième place dans le Grand Prix deux étoiles de Mons leur permettant également de participer au CSI4* de Jumping International de Liège ! Un véritable rêve éveillé pour le jeune papa qui doit réussir à combiner une vie de famille de deux indépendants biens occupés avec des ambitions sportives.

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Electro vd Kromsteeg Z (Emmerald van’t Ruytershof x Der Senaat 111)

Quels ont été vos premiers contacts avec les chevaux ?

George Trulemans : « Comme beaucoup d’enfants, mes parents m’ont simplement inscrit dans un stage lorsque j’avais six ans au manège de La Belle Fleur à Cheratte. J’ai ensuite commencé à prendre des petites leçons et faire différents stages dans un ou deux clubs de la région avant d’arriver à Melen à La Jument Blonde où je suis resté très longtemps. A 10-12 ans, j’ai vraiment accroché. Mes parents me permettaient d’avoir une leçon par semaine puis si je voulais monter plus, je devais me débrouiller. Je finançais mes leçons supplémentaires en vidant des boxes jusqu’à mes 15 ans. Ensuite, j’ai commencé à monter quelques chevaux de poney club au concours. Je continuerais à vider des boxes pour financer mes concours mais également à encadrer quelques stages d’abord en faisant les petites mains pour les moniteurs présents puis j’ai moi-même donné des stages jusqu’à la fin de mes études. »

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Dhengis d’Amour Z (Dominator 2000 Z x Epleasure van’t Heike)

Comment était votre vie au poney club ?

G.T. : « C’est à Melen que j’ai commencé à donner des stages et des leçons. Je dois bien avouer qu’à l’époque, ce n’est pas ce qui me faisait rêver du tout. Je n’aimais même pas ça, mon rêve, c’était vraiment de monter à cheval. Quand on est jeune et qu’on en veut, on se retrouver avec les chevaux plus difficile de manège puis comme tu es content, on te parle de peut-être pouvoir le monter au concours … mais personnellement, je rêvais vraiment de monter à cheval et de faire des concours comme ceux qu’on voyait à la télévision. J’étais un gosse plein de rêves. »

Lorsque vous faites vos premiers concours, vous avez déjà été voir de gros concours ?

G.T. : « Ca se limitait essentiellement à la télévision. J’avais juste été au jumping de Liège et je pense une fois à Malines. Mes parents n’étant pas du tout dans le monde du cheval, ce n’était pas vraiment leur délire. Mes parents sont forts casanier et familles. Mes expériences étaient très restreintes. »

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La 7 ans Twinkle Star DB Z (Toulon x Calato) avec l’équipe GT Sport Horses.

Lorsque vous faites vos premiers concours, c’est juste pour vous amuser avec les amis du coin ou vous avez déjà une idée précise de ce que vous voulez faire ?

G.T. : « Dans ma tête, j’ai toujours voulu faire ce que je fais aujourd’hui. Depuis l’âge de 14-15 ans, c’était assez clair que je voulais monter à cheval. Lorsque j’ai fait mes premiers concours, je me suis vraiment dit que c’était ça que je voulais faire … maintenant, il fallait être réaliste, je faisais de tout petits concours d’un sous-groupement du GEPL. C’était des concours assez éducatifs avec des obligations de manches à réaliser. J’étais heureux de les faire, c’était une véritable motivation pour moi. J’aimais les chevaux … mais j’aimais autant le concours ! »

Quel a été la réaction de vos parents ?

G.T. : « Tes études d’abord ! Ils étaient très fermés à l’idée de me voir vivre des chevaux. Ils sont fonctionnaires tous les deux et ont une sécurité de l’emploi et salariale qui est importante à leurs yeux. Les chevaux, même s’ils ne s’y connaissent pas vraiment, ils ont quand même bien compris que c’était un monde onéreux et pas facile. Mais finalement, j’étais tellement focus sur les chevaux qu’après ma rétho qui a été un peu plus dur pour moi car je n’étais plus du tout intéressé. J’ai dû recommencer ma rétho et mes parents m’ont alors autorisé à me consacrer aux chevaux si je réussissais. Ils avaient trouvé par contre une formation de tenancier de manège en Flandre qui me permettait d’avoir ma gestion pour être indépendant. C’est comme cela que j’ai eu ma première expérience professionnelle chez Michel Spaas. Au départ, il était prévu que je parte à Saint Vith, ce qui était totalement à l’opposé mais Sabine Debeeve, la petite fille d’Emile Baumans, avait parlé de moi à Michel Spaas. Elle trouvait que c’était intéressant pour moi d’aller dans un endroit où il y avait beaucoup d’élevage, des étalons … Je suis parti me présenter avec elle lorsqu’elle emmenait une jument. Nous avons eu un bon contact, je suis parti travailler deux semaines à l’essai … et au final, j’y suis resté deux ans et demi. Avant de partir là, je n’avais jamais été qu’en club. J’ai eu la chance d’avoir des leçons régulières avec des gens comme Luc Pirick qui venait donner cours toutes les deux, trois semaines ou Jean Lambert qui a beaucoup fait travailler aussi Mélanie Gelin et Lamine Kheddache qui montait les chevaux d’élevage de Sabine Ploumen, propriétaire des écuries de Melen et maman de Flora, ma compagne de l’époque. »

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Quand vous vous lancez comme professionnel, quels sont les plus grosses épreuves que vous avez sautées ?

G.T. : « Je pense que je n’avais jamais sauté des épreuves plus hautes qu’un mètre dix ! A l’époque, j’avais tellement de rêve que je ne pense même pas à ça. J’étais tellement déterminé et sûr de ce que je voulais que je ne me suis jamais posé la question de savoir si les épreuves que je sautais seraient un obstacle. Je ne voyais pas ma vie sans être dans des écuries autour des chevaux. Après, à cette époque, je rêve de faire de belles épreuves … mais sans imaginer lesquels. Je me revois avec un ami en quittant le jumping de Liège voir tous ces beaux camions quitter le concours nous imaginant que c’est nous qui rentrons, qu’il est mon groom et qu’on l’envoie directement sur un autre concours … on s’est fait de nombreux délires de ce style. C’est évidemment cela qui me fait rêver… et je ne me dis pas du tout que le fait à 18 ans d’avoir fait comme plus gros concours une finale 1m10 à Liège soit un obstacle à vivre ce rêve. »

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Georges Trulemans accompagné de son cavalier William Willems sur le jeune 4 ans Mister Vesquerie (Pegase van’t Ruytershof x Vagabond de la Pomme), co-propriété de GT Sport Horses et ST Stables comme l’était son frère utérin de Jaguar Vesquerie (Mylord Carthago), vendu lors de The Collection Auction!

Lorsque vous arrivez chez Michel Spaas, vous vous dites que c’est une opportunité d’aller voir ailleurs ce qui s’y passe … ou vous vous réjouissez de rentrer à Melen ?

G.T. : « Ce que j’ai vraiment apprécié en étant là, c’est de découvrir de très nombreux aspect du monde équestre. Michel Spaas est non seulement étalonnier (il avait encore Non Stop et Arko III lorsque j’étais là-bas) mais il avait aussi énormément de jeunes chevaux et aussi tout un bloc d’écurie réservé à la location où était installé Alfredo Hernandez. C’était l’échelon supérieur avec des camions magnifiques, beaucoup de grooms ainsi que Ryan Lee Harvey, cavalier sud-africain qui montait les chevaux lorsqu’Alfredo n’était pas là. J’avais une vision assez complète des différentes étapes même si c’était impossible pour moi de savoir dans quelle direction j’allais me diriger. Lorsque j’ai commencé là, je faisais les boxes puis j’ai commencé à manipuler des trois ans puis à m’occuper des débourrages et finalement, j’ai pu emmener les 4 et 5 ans aux trainings et aux concours. J’avais vraiment avancé étape par étape. Lorsque j’étais là, j’ai d’ailleurs reçu une proposition de Ryan pour monter à temps plein pour eux où je me serais occupé des chevaux de 4 à 6 ans mais à l’époque, ils savaient qu’ils allaient quitter Berckenbroeck mais ils ne savaient pas encore où ils allaient s’installer. Il y avait une possibilité qu’ils quittent la Belgique et ça, ce n’était pas envisageable pour moi à l’époque car je ne voulais pas partir sans ma compagne de l’époque. Flora avait une structure, nous avions des projets là-bas à nous deux. Aujourd’hui, si je dois être sincère, je regrette de ne pas avoir saisi ces opportunités d’avoir été me former plus à l’étranger. J’aurais dû partir pour voir plus de choses même si je ne l’ai pas vécu comme ça à l’époque.

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Lorsque j’ai quitté chez Michel Spaas, j’ai eu l’opportunité de travailler durant un an ou deux pour Patrick Becker qui avait un élevage familial où j’ai monté énormément de jeunes chevaux et où j’ai vraiment eu la possibilité d’évoluer beaucoup en concours. A un moment donné, nous avons décidé d’arrêter notre collaboration mais ce dont je suis vraiment heureux, c’est que Patrick continue encore aujourd’hui à me confier des chevaux. Je pense que ce qui me caractérise vraiment, c’est la longévité des relations que j’ai autour de moi. Au moment de quitter chez Beckbox, la société de Patrick Becker, nous avons lancé notre structure à Melen. A cette époque, le fait que Flora montait très bien en dressage était une force car elle m’aidait beaucoup pour monter mes chevaux d’obstacle. On pouvait également proposé d’encadrer des élèves aussi bien en dressage qu’à l’obstacle, on pouvait tout faire. »

La suite, c’est ici et demain !

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